6 questions à la fondatrice de Videdressing

Retour sur un des succès du moment de la tendance « placards de fashionistas qui débordent » : Meryl Job, la fondatrice de Videdressing.com a bien voulu répondre à nos questions à propos de son site d’achat-vente entre modeuses, qui affiche à ce jour 55 000 membres et 95 000 articles en vitrine.

 Comment est né le concept de Vide-dressing.com ?

Videdressing : Meryl (Meryl Job, la co-fondatrice du site, ndlr) comme toute amoureuse de la mode qui se respecte, de surcroît professionnelle du secteur, ancienne de chez Chanel entre autres, avait accumulé une belle collection de pièces achetées lors de ventes privées et cherchait à faire de la place dans ses placards… Or nous nous sommes vite aperçus qu’entre les mastodontes de l’achat-vente entre particuliers tels eBay ou le dépôt-vente physique, il n’existait pas de formule satisfaisante : sur eBay, les acheteurs et vendeurs sont livrés à eux-mêmes, sans recours si les transactions se passent mal ; et si sur PriceMinister la notion de tiers de confiance garantit les échanges et apporte une sécurité, la mode y est noyée dans le flot de l’ensemble des propositions (dvd, livres, high-tech… ) comme sur eBay d’ailleurs ! Quant au dépôt-vente, il prélève 50% de commission… L’idée est donc née tout simplement : inventer un site d’achat-vente entre particuliers avec une faible commission, donc des prix très bas, consacré exclusivement à la mode, se posant comme intermédiaire et garantie entre acheteurs et vendeurs.

Plus précisément, comment s’articule cette garantie des transactions ?

VD : « Satisfait ou remboursé », c’est la promesse que nous faisons à nos clientes. L’acheteur paie en ligne, le paiement transite par le site, qui lui-même paye le vendeur lorsque l’acheteur a confirmé sa satisfaction. Si ce n’est pas le cas, l’acheteur renvoie (à ses frais) le colis au site qui le rembourse puis remet l’article en ligne, après un contrôle de conformité avec l’annonce. Après tout, on a le droit de se tromper, un vêtement peut ne pas bien « tomber » après essayage ou une chaussure tailler différemment selon les marques.

Le site propose aussi bien du Kookaï que du Vuitton, du Chanel que du Zara… quel est votre positionnement exact ?

VD : Cette universalité des marques et des niveaux de gamme est voulue : aujourd’hui les filles aiment mixer les griffes luxe avec les collections des spécialistes du petit prix, c’est vraiment la tendance !

S’agissant des marques luxe, comment faites-vous pour éviter les reventes de contrefaçons ?

VD : Nous sommes très attentifs à ne pas laisser passer de « faux » : un premier contrôle est effectué à partir des photos envoyées par les vendeuses, que nous sollicitons pour plus de visuels s’il y a un doute. S’il subsiste, nous demandons à voir le produit afin de le faire authentifier directement auprès des grandes maisons de luxe avec lesquelles nous sommes en relation. S’il s’agit d’une contrefaçon, l’article est détruit et le vendeur averti. Et si le vendeur refuse de nous l’envoyer pour vérification, nous retirons son article du site.

La mésaventure arrive-t-elle souvent ?

VD : Depuis le lancemement du site fin 2009, nous avons eu 5% de cas.

Commission, frais de livraison, prix, quelles sont les règles sur le site ?

VD : La commission est fixe, 10% quel que soit l’article, prélevé sur le prix de vente. L’acheteur quant à lui assume les frais de port, au tarif unique d’un colissimo pour 1 kg (6,80€ pour un article pour la France métropolitaine), somme reversée au vendeur. Cette politique permet d’afficher des prix vraiment attractifs : les articles mis en vente sur Vide dressing sont de 50 à 80% moins chers par rapport à leur équivalent neuf en boutique.

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